Un petit mot pour le blog :
L'écriture est calme, violente soudainement, cruelle. Dès les premiers mots, elle frappe. Fermer le livre, immédiatement, dès la première page. Respirer. Reposer le livre, l'oublier. Quelques lignes à peine, vingt très exactement.
Sur la couverture, il est écrit « Roman » en toutes petites lettres. Le titre,
« Meurtrissures en milieu confiné »,
ne laisse pas présager du sujet. Roman noir, roman policier, témoignage de ce monde ou d'un autre... chronique d'une vie.
Avec les mots viennent les images d'une réalité bien prégnante. Les laisser partir. S'installer dans le roman, à la découverte d'un auteur jusque-là inconnu Christian Ingret-Taillard ( ?!), suivre le suspens qui s'installe, sourire des détails comme dans un best-seller d'Agatha Christie, parfois anachroniques, quelque peu décalés.
Tout au long des 297 pages, je me laisse prendre. Lire sans perdre haleine. Un vrai roman policier : les personnages, campés sur leurs deux jambes, prennent l'épaisseur nécessaire. Des gens comme vous et moi en somme, ou presque. L'intrigue se développe tandis que le suspens nous emmène. Louis-Ferdinand Céline et son « Voyage au bout de la nuit » s'approchent à pas feutrés, s'enfuit dans l'obscurité, des sensations désagréables : les mots, trop vrais m'emportent.